lundi 21 mai 2012

Ascension 2012

Introduction

L'ascension est un mystère célébré chaque année 40 jours après Pâques. Elle marque la montée au ciel de Jésus et la fin de sa présence terrestre.






 Le mystère reste entier après la disparition de Cok'Hillette...



J'appartiens à un forum où la bonne humeur prévaut ; voici les réactions de trois membres du forum Type H Nostalgie. Au jeu du "avant/après", Fred remarque la disparition du compresseur avant de constater le plus infime détail : la flèche rouge qui passe en-dessous de la verte ! MDR.
Cyp, lui,  développe un humour un peu plus caustique en titillant l'amour de la marque ;
Avant

Après
Enfin, réveur et aprés avoir vu les deux photos, Béber téléphone à Dom et lui annonce être content de voir enfin Cok´Hillette à Varennes (Allier) le weekend prochain ; il a cru que Cok´Hillette avait réellement quitté Chesley par plateau pour Varennes. Sacré Béber !


En ce weekend de l'Ascension, il s'agit bien de celle de Cok'Hillette, immobilisée 38 ans et sortie par ses propres moyens après quatre jours de travaux acharnés. Les mécaniciens que nous sommes ont approchés l´ancienne avec respect et dextérité. Nous avions conscience à chaque instant de l´indispensable compétence qu´il nous fallait revêtir et de la chance la plus gourmande d´avoir ce privilège unique. Et nous avons été gâtés. C'est qu'elle a un sacré caractère, cette vieille dame. Les mots gentils n'ont pas toujours suffi et Dom d´avoir recours à une menace pondérée qui faisait allusion aux bennes Derichebourg. In extrimis, Tati Danièle se montre subitement docile :



Genèse d'une resto annoncée...

De longue date, le long weekend de l'ascension 2012 était réservé à la remise en route de Cok'Hillette. Nos emplois du temps respectifs ne souffrant aucune improvisation, c'était la seule et unique façon de nous réunir pour ce projet. 
A gauche, Domdom, le doc ès H qui a une fois encore confirmé sa grande expérience (une révision des freins d'une efficacité redoutable entre autres...), au centre, Eric, homme de convictions, volontaire et amoureux d'anciennes et à droite, moi-même, néophyte engagé et jusqu´auboutiste. Ne vous y trompez pas, ceci est un petit déjeuner ! Un petit déjeuner de travail ! Pâté du père Pierre, cornichons et Bourgogne Pinot Noir, debout derrière le billot de boucher avant d'intégrer la salle des machines pour une immersion longue et périlleuse. Un weekend qui réservera des surprises de taille, des rencontres incroyables, des fourires de dingues, toujours de la bonne humeur mais aussi des moments de fatigue, d´accidents, de désespoirs et de persévérance. Cok'Hillette retournera-t-elle ? Voici le récit de quatre jours incroyables...

Mecredi 16 mai

Rendez-vous est pris mercredi soir à Chesley. Les trois familles se rejoignent et on discute tard près du feu. On ne reste pas sur un chiffre pair de godets de calva... Quand il faut décharger la voiture de Dom, on réalise que Cécile a été contrainte à un petit sac de voyage, faute de place... Le reste du break était réservé aux outils et à l´arrache-tambour d´enfer.




Jeudi 17 mai

Cok'Hillette trône à 70 cm du sol depuis plusieurs semaines. Le début de l'ascension ? Dom dirige avec simplicité les travaux. Priorité est donnée à la réfection des freins, poste incontournable pour les Type H en sortie de grange... ou de garage saint-loupien.

Chaque élément a subi depuis trois semaines un traitement WD40, dégrippant classiquement utilisé. Ainsi, rares ont été les pièces à résister au démontage puis au remontage. A cette hauteur, les travaux sont moins pénibles et se glisser sous le véhicule est chose aisée. La périphérie a été entièrement débarrassée pour faciliter l'accès et un établi provisoire a pris place à proximité immédiate... sans étau, oui, je sais ! On me l'aura assez reproché ! La journée débute par le pain comme chaque matin. Le personnel de la boulangerie commence à bien nous connaître. Tiens, l'affiche de chesley2012 ! Rituel oblige : le retour se fait mains grasses, à dévorer une demi-baguette aux lardons.

Phase 1 - Les freins

Poste incontournable dans la restauration d'un Type H, le plus difficile et le plus cher aussi. Sauf que Cok'Hillette continue de nous réserver de belles surprises comme ces freins arrière montés d'origine, marqués de points jaunes peints en usine :



Vous ne verrez pas cela souvent alors profitez-en ! Pendant ce temps, Dom et Eric poursuivent la dépose des tambours... à l'arrache-tambour ! Un outil de fabrication artisanale d'une redoutable efficacité :


Scène de liesse après la dépose du premier plateau

 Ambiance potache mais ne vous y trompez pas, d´une efficacité saisissante !




Sur la totalité des cylindres de frein, un seul sera grippé. Méthode douce ; WD40, chauffe, WD40, chauffe, WD40, chauffe...


Petit joyau d´époque : le bocal de liquide de frein en métal avec cette notice parfaitement lisible.


Puis réfection du maître-cylindre avec un nécessaire neuf.


Bilan de la journée

Le jour de l'ascension n'aura pas vu l'élévation de Cok'Hillette que déjà, il est tard. On s'assied autour de la grande table et on retrouve nos familles avant de nous plonger dans les bras de Morphée.
Cette première journée a permis le démontage et le nettoyage des freins et du circuit de frein à l´alccol à brûler (j´aime bien la seringue à dégommer au compresseur...), toutes les vidanges aussi. Mais il nous manque les cache-poussières de cylindres de frein Avant et il faudra demain matin en trouver pour clore le chapitre freinage. Pas gagné compte-tenu de la rareté des pièces. Je passe un petit coup de fil à Narcisse, imminent collectionneur de Type H de la région mais il n'en possède pas. La quête du Graal nous attend...

Vendredi 18 mai

Levé aux aurores, j'emmène Eric battre la campagne et rencontrons Xavier chez lui à 6:30. Il m'indique l'adresse d'un vieux citroënniste à Chablis. Nous récupérons Dom et filons à travers les vignobles. Je toque sur la porte métallique entrouverte et une voix proche répond d'entrer mais je ne vois personne. Il a suffit de faire un pas, un seul dans l'antre immense pour changer d'époque. Je découvre assis à son bureau des années 60, autouré d'étagères supportant vieux catalogues et revues diverses d'avant 1970, un vieux Monsieur en blouse bleue, béret vissé sur la tête. Que des trésors autour de lui ; un véritable magasin de pièces détachées d´époque sur plus de 300m2.


Les croisades auraient trouvé le Graal ici. Nous avons bien trouvé tout ce que nous cherchions ! Les cache-poussières de cylindres de frein Avant et même celui du maître-cylindre ! Une course qui aurait pu prendre 10 à 15 minutes sauf que Robert ne lâche pas facilement ses clients ; nous avons du écouter l'histoire familiale dans son intégralité avant de pouvoir rejoindre notre chantier.

Le freinage est entièrement révisé ; démontage fait hier, nettoyage qui se poursuit aujourd'hui et changements des flexibles par des flambants neufs achetés chez Depanoto. Les deux arrières trouvent élégamment leur place auprès de la gaine de frein à main qui possède son propre graisseur (disparaît avant 1956 acr absent de Grisby) mais nouvelle déception pour l'avant ; les flexibles, pourtant la bonne référence, sont trop courts d'au moins 7 cm. Déception collégiale pour cette journée qui se voulait être la dernière consacrée aux freins de Cok'Hillette.

Mais la bonne humeur n'en souffre pas...





Pas Tibulaire mais presque...

Tiens, Maya l'Abeille, avec mes beaux flexibles trop courts !

Bilan de cette seconde journée

Matinée passée sur les routes tonnerroises et chablisiennes et donc ailleurs que dans l'atelier. En l'absence des bons flexibles, les freins ne sont pas terminés. Reste une belle rencontre "vintage" qui nous a tous enrichis.

Samedi 19 mai

J'avais de longue date programmer une visite chez Françoise et Narcisse qui devait rester une surprise pour mes deux amoureux de H. Après avoir récupéré chez le garagiste mon pneu Michelin Pilote enfin monté sur une jante d'origine avec la chambre à air adéquate, cap sur Poinchy.

Tiens, Narcisse travaille sur son moteur de traction, déposé et entièrement démonté, pistons apparents. Quelques heures plus tard, il sera remonté et fonctionnel. Des fous, je vous dis !

 Narcisse dans son atelier hautement spécialisé type H


 Coup de foudre pour un chouette bouchon d'huile moteur 
photographié sur un authentique TUB. 



Fourire de Narcisse voyant Eric "prendre la porte"

Un verre de chablis plus tard, nous fonçons chez Eric, un ami collectionneur de vieux tracteurs. Nous avons beaucoup de retard et Eric doit braser à l'étain le pas de vis du bouchon de vidange de mon réservoir de 51, souvenez-vous....


Petit souci ; au moment de remplissage d'eau pour le dégazage, fuites multiples du réservoir. Constat sans appel ; la fine tôle n'a pas résisté à l'assaut chimique de 40 années de vapeurs d'essence et d´humidité. Immanquablement la pièce qui aura le plus souffert de cet arrêt prolongé. Un véhicule immobilisé doit avoir son plein fait pour éviter pareille mésaventure. Déçu de perdre cette pièce d'origine, en retrouver une sera difficile (modèle à grosse tubulure de remplissage)...

Demeure le plaisir d´être en compagnie d´Eric au milieu de ses tracteurs. Devant les rangées de Société Française de Vierzon alignées comme dans un musée, Dom est soudainement silencieux. Je lui confie mon appareil photo et dans ce silence émouvant, j'entend les déclenchements de prises de vue. Pas deux tracteurs identiques. Que des pièces rares et parfois uniques. Comme ce prototype de 1934 à roues en fer.





Bilan à la "mi-journée"

Nous quittons Eric ; il est 16 heures. Que d'excellents moments passés chez des passionnés mais notre journée de travail s'engage très mal. Certes, Narcisse m'a trouvé deux flexibles de freins susceptibles de me dépanner mais il est tard. On pourrait croire la journée définitivement terminée ? Pas du tout. Nous allons faire un travail incroyable entre 17 heures et minuit. Minuit que nous ne verrons d'ailleurs pas arriver.

17:00 ; nous venons de perdre quasiment la journée. Dom veut terminer les freins et commencer le moteur. Je m'occupe du montage des flexibles et du maître-cylindre rénové. Ah, il est 18 heures ; Eric se repose. Jusqu'à 20 heures normalement. I n'en peut pu le pépère...


Remontage des freins AV et AR ;

 La fatigue commence à se lire sur les visages, n'est-ce pas Dom ? A moins que ce ne soit l'inquiétude...



Le circuit de frein a entièrement été vidangé et nettoyé à l'alcool à brûler alterné par un nettoyage à air comprimé. 
J'adore la couleur du nouveau liquide de frein siliconé !


La roue de secours de 4L rend service en délivrant 1,2 kg de pression 
au remplissage du circuit grâce au système eezibleed.


On n'est peut-être pas des lumières mais on sait faire briller :




Un quatrième homme fait son apparition ; c'est Beber. Vous ne le voyez pas ? Au premier rang !? C'est ainsi qu'on appelait l'arrache-tambour qui servait de porte-manteau à la côte et au bob Michelin de Dom. Pas un matin où on ait oublié de lui dire bonjour et pas un soir sans le saluer avant d'aller nous coucher. "Béber, si tu nous écoute!"


22:00 ; ici, nous sommes trois à l'ignorer. On observe bien le ballet incessant des filles qui viennent aux nouvelles, des enfants venus faire des bisous avant d'aller au lit mais il faut préparer le moteur.

Phase 2 - le moteur


Le catalogue de pièces détachées de 1952 n'est jamais loin.


J'aime beaucoup cette photo où l'on voit, cache-culbuteurs ôté, la main de Dom enlever les restes du joint à l'aide de son Opinel. Le même qui lui servira deux heures plus tard à couper son fromage.



Je n'ai pas résister au fait de photographier le filtre à air démonté 
pour nettoyage à sec dans lequel se trouve encore le prix ! 
22 francs et quelques centimes ! 
Cette Cok'Hillette nous en a réservé, des surprises !

Sublime bobine démontée pour faire place à une neuve, made in argentina, noire et sans charme (non Eric, je ne parlerai pas de l'inversion des fils). Elle est sûrement encore fonctionnelle mais nous voulions assurer côté allumage. Et puis je ne m'en sépare pas.



Les travaux se poursuivent. J'ai l'impression que nous faisons notre journée de travail normalement malgré l'heure tardive. On sent le premier coup de démarreur approcher et nous sommes motivés.

Les premiers essais sont infructueux ; nous procédons avec ordre pour éliminer un par un les facteurs responsables. Une nourrice alimente la pompe à essence. La pompe est nettoyée.

Pompe à essence de marque SEV à cloche en verre. La cloche en verre est normalement réservée aux tractions car trop luxueuse pour un utilitaire. Mais Lucien en avait-il décidé autrement pour sa Coquillette ? En tout cas, il aurait été fier d'Eric pour ce nettoyage luxueux...

L´accident

Au tour du carburateur ; tous les câbles sont déconnectés, le carbu démonté, nettoyé. Le pointeau dégrippé, on procède au remontage. Eric intervient à travers le ventilo pour recâbler le carbu, Dom remonte la pompe SEV, je couple deux batteries en série pour augmenter l'ampérage. Dom me demande de faire tourner le démarreur seul pour retrouver la came de la pompe, Eric me demande de récupérer un câble qu'il me tend à travers le ventilo. Fatigué, je lance le démarreur. Dom trouve la came et le ventilo, le bras d'Eric. Et paf ! C'est l'accident. Un accident bête. J'avais les deux infos mais je n'ai pas réagi normalement.



Heureusement, la batterie avait déjà été longuement sollicitée ce qui limitera la gravité de l'accident. Encore désolé, Poupoune !

Les essais se poursuivent et lors d'une ultime tentative, le moteur semble se serrer. Dom relève dans les chambres de combustion de la limaille de fer. Il est tard. J'éteins la lampe qui éclairait notre chantier. C'est terminé. Cok'Hillette ne roulera pas pour Chesley. Il va falloir déculasser. Et il nous reste à peine une journée. Nous quittons la grange avec un sentiment de défaite.

Dimanche 20 mai - L´épilogue

Huit heures : j´ai fait grasse mat. Sur la table de cuisine, Eric et Dom, chacun avec leur ordi en wifi, sont connectés au forum Type H Nostalgie. Ils m´attendaient. On pénètre dans la grange avec chacun des idées précises de choses à essayer. La nuit portant conseil, nous avons tous cogité et en deux temps, trois mouvements, nous nous lançons sans aucune concertation mais tous vers un même et seul but. Nous n´avons pas dit notre dernier mot. A froid, les tours de manivelle semble écarter l´hypothèse du serrage de moteur comme craint la veille. On retire la nouvelle courroie ; les tours de manivelle semblent conforme à ceux d´autrefois. On s´organise ; l´ancienne courroie retrouve sa place. Je téléphone à Narcisse qui me conseille de retirer les bougies, de dégripper les chambres et de faire tourner à vide en prenant soin de ne pas rester devant. On renouvelle l´opération plusieurs fois. Les roues sont remises en place. Cok´Hillette va descendre de son perchoir ; une ascension à l´envers. Elle s´emballe. On la retient. La dernière chandelle trop penchée est retirée à la masse à la manière des paquebots mis à l´eau. Cok´Hillette est impatiente. Elle glisse sur les palettes mises pour adoucir sa descente. On est aussi impatients qu´elle. Le siège conducteur est remis. Le moteur tourne. Sans échappement. Un buggy. Les enfants rappliquent. Cok´Hillette tourne et sort par ses propres moyens. 5 mètres plus loin, on rince son circuit de refroidissement. Le radiateur est remis en place. On s´active autour d´elle comme une team de formule 1. 















Dehors, l´orage gronde. Il pleut averse. Qu´importe, Cok´Hillette a rendez-vous avec sa seconde jeunesse. Dom monte à mes côtés. Eric nous suit en moderne. Sans portes, sans plancher, nous sommes trempés. Cok´Hillette pétarade dans les rues de Chesley. Comme un appel à la population. On teste les freins : chaussés de pneus Michelin Pilote, a priori des savonnettes, sur une route recouverte d´eau au bas de la rue Pingron. Dans le vacarme, je préviens Dom de la manoeuvre ; il semble OK. Je pile. Le véhicule freine droit sans blocages de roues. Dom tombe le nez dans le moteur. Il m´avoue ensuite ne pas avoir compris ce que je lui disais MDR. Plusieurs tours ont suivis avec d´autres passagers : des grands, des petits, des très jeunes... Le plus beau tour était avec Marie. On croise Seb, le tapissier. Je lui présente Cok´Hillette et lui dit de se dépécher pour ses toiles à restaurer. Je suis trempé. Fatigué. Excité. Heureux.











Merci à vous tous !
Manu


(Une vidéo du redémarrage suivra bientôt)

jeudi 26 avril 2012

Mystère percé !

Grâce à Roland, je dispose de quatre photographies d´époque de Cok´Hillette sur un ton sépia. Deux d´entre elles se situent sur des lieux difficilement identifiables (le HZ devant une petite maison et le HZ sur une barge) mais les deux autres pouvaient l´être. La première identifiée par Brigitte se déroule devant l´église des Houches. Restait la seconde... C´est chose dorénavant faite grâce à Philippe, alias azu250 de Marseille.


Il fallait aller au fin fond de la vallée de la Maurienne, à proximité de Valloires.



Et la voici aujourd'hui ;

60 ans plus tard, malgré les transformations, on retrouve bien  le chalet initial



Il s'agissait du Col du Galibier. Il a fallu en jouer de la seconde... pour grimper tout là-haut. Tiens, ça me tente bien de refaire la même photo 60 ans plus tard... Cok´Hillette l´a bien fait, elle le refera ! Et Grisby est partant pour l´accompagner !

lundi 23 avril 2012

Séance photos

Cok'Hillette et Arthur H accueillent un ami pour quelques semaines...

Photos !











vendredi 13 avril 2012

Rassemblement des Type H 2012

Il était temps tout de même ! (On dit que ce sont les cordonniers les plus mal chaussés...) 

Je vous présente la rencontre des Type H à Chesley (Aube) les 15, 16 et 17 juin 2012. 


Renseignements sur chesley2012@gmail.com


C'est un pari sur l'avenir. Sur l'avenir du Type H. On compte des centaines de Type H roulants en France et dans les pays limitrophes. Et l'Union faisant la Force, quoi de plus simple que de vouloir réunir les volontaires ? Et le forum Type H Nostalgie est un super vecteur ; le forum simple, utile et convivial ! 
Une vingtaine de Type H sera présente : du Sud, de l'Est, du Centre, du Sud-Ouest. Et notre partenariat avec le club des vieux pistons tonnerrois, club local, permettra un dimanche plein d'anciennes sur un air de guinguette... Belle rencontre en perspective !

Promo de Chesley2012 à Chesley le 1er avril


et maintenant, le film ;

vendredi 30 mars 2012

Poisson d'avril...

Ce 1er avril, toute la petite famille participe à un vide-grenier. Tous les bénéfices iront au financement de la restauration de Cok'Hillette. Cette unité fait plaisir et passe au-delà des intérêts personnels. Merci aux enfants d'adhérer à notre projet ;-)
Un pour tous et tous pour un ! 


jeudi 29 mars 2012

Dictionnaire de Réparation N°444 - 1955


Volontairement photographié ici avec l'exemplaire d'Eric.

Version potache ; celui d'Eric est plus jeune, plus lourd, plus neuf et le mien, plus léger, plus vieux et en moins bon état. A l'image des deux propriétaires....

Plus sérieusement cette fois ; les deux dictionnaires portent le même numéro de référence (444). Mais celui de 1961 est plus épais d'environ un tiers (tout de même) que le 1955 avec notamment un plan A3 électrique.

Notez aussi l'évolution du sigle Citroën ; on retrouve l'ancien sur le mien et le nouveau sur celui d'Eric. Le nouveau sigle apparaît en octobre 1955 sur les malles des toutes premières DS jusqu'à se généraliser sur tous les documents puis calandres. Le Type H recevra son nouveau sigle en octobre 1964, signifiant la fin des grands chevrons chers à nos doubles pare-brises (source : Nicoh)

mardi 27 mars 2012

A comme... Type A

"Bienheureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière"
Michel Audiard

Détenir un trésor comme cette Cok'Hillette, jeune et fraîche dame de 61 ans, oblige à quelques sacrifices... Sa remise en route est une priorité. Puis viendra le temps de sa remise en état... d'origine ! Cok'Hillette présente déjà un généreux avantage tant son état est proche de celui d'origine. Deux points seront incontournables : faire disparaître ses deux feux rouge arrières, anachroniques et remplacer ses phares actuels d’après septembre 55 par ceux d'origine, les fameux TP 415 ...

Histoire naturelle des Cibié TP 415 destinés à Cok'Hillette.

Historiquement, la gestation par Citroën du projet TPV (qui donnera naissance à la 2cv) est antérieure à celle du type H. Pourtant, c'est bel et bien le Type H qui sera présenté au salon de 1947 alors que la 2cv, en 1948.

Phare de Type G - Conservatoire Citroën à Aulnay

Alors l'idée reçue qui tend à répandre que les premiers Type H étaient équipés des phares de la Type A vit ses dernières heures ; d'abord parce qu'en toute logique, c'est bien le Type H qui aurait pu prêté ses pièces à la 2cv et ensuite, parce que la balle était en fait dans le camps de l'équipementier qui fournissait ce matériel. Citroën composait simplement avec les fournitures proposées par Cibié.
De cette composition, Cok'Hillette, Type H, se verra tout de même être équipée d'une nouvelle génération de phares qui affecte la production à partir de Juillet 1950... de la Type A !

Les phares Cibié de l'époque équipait bon nombre de véhicules dont des deux-roues. 



Usine de Levallois -  années 57-59

Présentation au salon de l'automobile - Grand Palais à Paris - 1948

La version utilitaire de la Type A est la Type AU, née en mars 1951, six mois avant la première immatriculation de Cok'Hillette. Elle est elle aussi équipée des mêmes phares.






Je ne vous cache pas mon attirance convulsive pour l'AU ou même l'AZU. Je ne saurais pas vous expliquer pourquoi... Une telle similitude avec notre bon vieux H sans doute...


Revenons aux réalités du marché ! Car la voiture ancienne, c'est un business où la passion seule ne suffit malheureusement pas... J'ai à ce jour rencontré assez peu de philanthropes ;-)


Tout commence en ce début d'année 2012 où une annonce du Bon Coin attire l'attention de tous les collectionneurs avisés. La mise à prix de cette paire de phare de 2cv Type A est haute et en période de crise financière, le plus passionné l'emportera. Argent ou bagou.
L'heureux propriétaire ne l'entend pas ainsi et campe sur son prix fort. Mes nombreux appels n'auront servi qu'à mieux nous connaitre mais il restera inflexible.

Un jour, Benoit m'annonce qu'il est sur le point de perdre son emploi. Dans cette perspective, il accepte de me vendre ses phares 50€ au dessus du prix que je lui propose depuis le début de nos tractations. La petite rallonge est assurée par deux fanatiques du H, Eric et Domdom, amis de toujours qui s'impliquent dans la mise en conformité de Cok'Hillette. La date coïncide avec mes 42 ans. L'idée du cadeau d'anniversaire est trouvée. Seulement, cette victoire a un petit goût amer. Benoit me rassure. Il est content de faire plaisir à un passionné. Les grèves à La Poste dans le département de la Sarthe retarde l'expédition du colis...

En attendant, je réétudie mes photos de la 2cv A prise au conservatoire Citroën avec l'équipe dynamique des minitubistes...
2cv Type A - Conservatoire Citroën à Aulnay


Cette superbe 2cv Type A se trouve au conservatoire Citroën à Aulnay-sous-Bois. Ce qui m'a intrigué, ce sont évidemment ses phares. A y regarder de plus près, je constate que les verres TP 415 ne sont pas en verre mais en plastique. Comme les phares de nos voitures modernes, les premières Type A étaient équipées de globe en plastique avant l'apparition de ceux en verre. Et qu'en était-il des premiers phares du Type H en 1947 ?

Les postiers ont repris le collier ; mon colis vient de partir. Les jours s’égrainent longs comme des péniches. Le livreur me présente le carton. Enfin. J'ouvre et là...

Déception totale.







Aparté sur les Capots Ondulés

J'ai fait le prêt de quelques clichés à mon ami le Doc, Président des Capots Ondulés depuis sa côte d'Azur ensoleillée. On les retrouvera sur son blog http://2cvco.canalblog.com/ à la rubrique "phares".
Ce qui m'a toujours intrigué chez ce grand amateur de Capots Ondulés (les toutes premières 2cv), c'est cette relation étroite et intrigante entre sa profession et sa passion. Souvenez-vous ; pour faire face à la demande importante de commandes des premières 2cv à capots ondulés, Citroën avait mis en place une sélection qui visait à donner la priorité à certains clients, privilégiant la campagne et certaines professions dont les médecins. Il se trouve que Pierre est médecin et roule en capots ondulés.... et son beau-père André, en Type H. Une histoire de famille, en somme...



Reste à retrouver un verre maintenant...




Les documents dont nous disposons à ce jour ne nous permettent pas de connaitre la référence des verres de phare qui équipaient les Type H en octobre 1951. Est-ce déjà les Cibié TP 415 X ou le précédent modèle de la même marque, les TP 415 ?

En cela, on peut dire que l´histoire du Type H s´écrit encore aujourd´hui. Les relevés directement effectués sur les camions permettent de corriger ou compléter les données disponibles dans la bibliographie habituelle. Ce fut le cas avec les emboutis de montants latéraux arrières, en théorie apparus en 1952 mais qu´arborent Cok´Hillette dès octobre 1951. Et ça se joue parfois à un mois près…

Ainsi, le démontage des phares reçus par colis postal laisse apparaitre sur la base de la parabole 52 comme 1952. De fait, nous ne sommes toujours pas assurés du modèle original.

Dénouement.

En ce jour d´avril 2012, j´appelle Roland pour prendre de ses nouvelles. Nous échangeons quelques politesses avant qu´il ne m´annonce qu´il a fait une découverte surprennante dans le garage de Lucien et Yvonne. Il a retrouvé un phare complet et un autre, incomplet. Il se propose de me les remettre à son prochain voyage à Paris, début juin. Cette découverte nous apportera enfin la réponse !

De cette trouvaille, je déduis qu´une mésaventure a du arriver à la camionnette dans les années 56/58, nécessitant que soient changés les deux optiques. Les anciennes auront été démontées bien qu´une soit en parfait état.

Je pourrais me satisfaire de l´approche du dénouement que déjà je me questionne sur la raison d´un tel changement : confort ou accident ? L´état du phare abimé donnera peut-être quelques explications. Une enquête qui en rouvrira peut-être une autre ; l´étrange absence de plaque bleue à l´avant du véhicule. Un éternel recommencement !

Il me tarde d´être début juin…










mercredi 14 mars 2012

Définition

Par Larousse

CITROEN H[Y] - 1947 - Le TUB premier utilitaire monocoque traction avant.


Né juste après la guerre, le plus légendaire des utilitaires a connu une vie exceptionnellement longue de trente-quatre ans. Pierre Boulanger propose un cahier des charges des plus sommaire, « faire simple et pas cher » pour un poids et un prix minimum. L’étude du projet est confiée à un spécialiste en carrosserie, Pierre Franchiset, il est l’inventeur un système de pliage des tôles pour obtenir les charnières de type Yoder. Ce système économique est utilisé partout sur le fourgon : volets de côtés, volet de roue de secours, trappe de réservoir, capot moteur, portières et sur les 2 cv… Pierre Franchiset ébauche le travail en 1941, lorsque le bureau d’études Citroën est réfugié à Niort et à Ruffec. A la libération, son équipe met un an à finaliser la conception du H, un grand nombre d’éléments sont emprunté aux autres véhicules de la marque : le berceau est copié sur celui de la traction et élargi, le moteur est de la même origine, ainsi que l’essieu jusqu’aux poignées de porte. La 2cv et plus tard la DS sont des sources largement utilisées. Pierre Franchiset propose d’utiliser des tôles nervurées pour habiller le H, cette solution permet d’employer des tôles de très faible épaisseur et les rigidifie, cette technique a été vue un 1919 sur les avions Junker F 13. Deux prototypes suffisent pour convaincre la direction. Le H est le premier utilitaire monocoque et traction avant, cette formule est aujourd’hui incontestée. Cet utilitaire a fait le bonheur des commerçants et artisans, polyvalent, léger, de faible encombrement, robuste, fiable, facile à réparer. Quelquefois rallongées ou rehaussées, les carrossiers tel Bastard, Currus, Heuliez l’ont pris en charge en partant du châssis cabine. On l’a retrouvé en véhicule de commerce ambulant, en camion publicitaire, en car de tourisme ou de police, en véhicule de secours, en ambulance, en bétaillère. Au cours de la production, Citroën le propose avec différentes motorisations essence 9 et 11 cv. et des moteurs diesel Perkins ou Indénor 7 et 9 cv. Il a été appelé à tort TUB, qui est en fait le nom de son prédécesseur et plutôt connu avec le surnom de: « Nez de cochon » du fait de son petit capot placé devant la cabine avancée. C’est un outil formidable, bien pensé, ses facilités de chargement extrêmement favorable lui ont permis de s’imposer sur son marché, doté d’un charme désuet sa longue carrière s’achève en décembre 1981.


jeudi 1 mars 2012

Remise en route









D'abord vidanger le circuit de refroidissement et retirer le radiateur pour permettre un meilleur accès au moteur.



La courroie semble en bon état mais il conviendrait de la changer pour éviter tout problème à court terme.

(le suite prochainement...)