mercredi 11 juillet 2012

1962


C´est un petit carnet souple d´une cinquantaine de feuilles, format agenda féminin. Le temps a marbré de tâches blanchâtres le gris anthracite. A perpétuité.

Une mine d´information sur les "vacances 1962".

Coquillette y est citée ; "16 Collioure vue prise de Coquillette". Comme un enfant qu´on emmène en vacances. Sage sur la banquette arrière. Intimidé. Mais qui sait qu´il va passer de bons moments. Vers l´inconnu. Vers ce qui fera de lui un et un seul. Unique.

Départ samedi 12 mai pour Etampes- Orléans et un kilométrage : 43055.

A Chaumont, cette précision : "43148. Essence Réserve 10 - Voiture 20 - 2 bidons x 100= 4l60" Je ne saisis pas. Est-ce des litres, des kilomètres ou des Francs ? Le réservoir contient 60 litres. "Voiture 20" pourrait dire que 20 litres ont été ajoutés. La réserve est soit ce qui restait dans le réservoir mais dans ce cas, 50 litres pouvaient être ajoutés à moins que ne soit ajouté par habitude des multiples de 10 litres lors des approvisionnements... ou s'agit-il d'un petit jerrycan supplémentaire. Si "4160" est le prix, le litre avoisinne les 18 Francs. A moins que ce ne soit 18 centimes... A vérifier ;-)

"Lundi 14 mai 1962 ; Route de Montrichard à sortie amboise parc à auto x x p. nuit" et  "Valençay - La Châtre 43296 - 148 k nuit parc petite place derrière le marché x x - à la Châtre (Place Guy Bonjour) Parking place de l´abbaye visite après x x x"
J´ignore ce que veulent dire ces "x x"...

"Mercredi 23 mai 1962 (...) Montlouis route très dure en lacets montée sans arrêt sur N116 - Font Romeu. 44250 - 65k 20 l"

Montlouis

Bourg Madame à la frontière espagnole

Biarritz

 "Vendredi 1/6 Chambre d'amour Bayonne Capbreton
Samedi 2/6 Ville et plage - pr pêche et nuit
Dimanche 3/6 (comme samedi) 44890"

Capbreton

Royan

Sables d'Olonne - Puits d'enfer

Connerré


"Mercredi 13/6 N23 Ferté Bernard Le Mans Conneré (visite et marché - fabricant de potiches)"

A partir de ces derniers mots, les feuilles restent vierges. A peine quelques hiéroglyphes muettes du stylo des précédentes pages sur le papier à peine jauni... 



Entre octobre 1951 et juin 1962, Coquillette a parcouru 46000 km. Soit une moyenne annuelle d'un peu plus de 4000 km. Entre juin 1962 et 1974, 9000 km. Soit une moyenne annuelle de 750 km. 

Après 1955, 1956, 1957, 1958, 1959, 1961 et 1962, je ne dispose d'aucun autre document susceptible de décrire un nouveau périple. La moyenne kilométrique annuelle qui s'effondre laisse à penser que 62 fut le dernier. 
Bien des questions se posent... A l'époque, Lucien et Yvonne ont respectivement 67 et 47 ans. Coquillette sera orpheline de père 12 ans plus tard et de mère 49 ans plus tard. Alors que s'est-il passé ?

1961


1959


1958


1957


1956


mardi 10 juillet 2012

1955

Enfin quelques minutes à tuer. Je me ressaisis des livres de bord. Je feuillette. 1955, les Houches. 1962... Il faut que je me penche davantage sur cette mine d´or qui retracera l´itinéraire de Cok´Hillette.











  




Je date avec précision la photo du cadre accroché dans la cuisine à St Leu ; "16.7 Les Houches Chapelle 8/100 VA 17". Samedi 16 juillet 1955...




  


La seconde photo du cadre a été prise le Dimanche 24 juillet 1955 au Col du Galibier ;





vendredi 22 juin 2012

Chesley2012

FORMIDABLE UNIQUE GRANDIOSE FANTASTIQUE ENCORE!

Trois journées, que dis-je, cinq journées de folies, de partage, d´amitié en veux-tu en revoilà !
Le rassemblement des Type H Chesley2012 a été époustoufflant !

Cok´Hillette a joué sa vedette au musée éphémère qui a accueilli en trois heures 600 visiteurs !
Puis elle a silloné le lendemain et pour la première fois depuis 40 ans les routes valonnées du Tonnerrois et participé au rassemblement de 72 anciennes au Port de Tanlay. Ma-gis-tral !

Bientôt sur le blog, tous les détails de ces trois mémorables journées !









La notion de pénibilité au travail commence à me parler. En fait, comme sûrement dans de nombreux cas, ce n´est pas le travail par lui-même qui est pénible mais les collègues. Et pour le coup, j´ai été gâté cette semaine. Non suffisant de faire mon « rassemblement blues », j´ai du supporter les humeurs exécrables de ma hiérarchie. Alors j´attends plus que jamais mon weekend à la campagne, où je pourrai, si bon me semble, conduire le vaillant ou la vedette.
10 jours ont passé depuis Chesley2012. L´excitation commence à retomber à en croire la fréquentation du forum. On parle de l´an prochain et on se fixe à demi-saison une rencontre sympathique à Lapaliss. L´occasion de se revoir.

Chesley2012, succès d´une rencontre annoncée…
Ca fait des mois que je travaille sur le projet. Il faudrait pouvoir rester objectif quand on choisit le lieu d´un tel rassemblement. Le choix qui s´est porté sur Chesley est un choix du cœur. Mais l´absence d´infrastructures a compliqué la donne, même si la commune a joué un rôle nourri. L´idéal est de choisir un lieu paradisiaque avec pléthores emplacements dans un camping peu craintif à accueil de fêtards où les sanitaires assurent un confort a minima. Organiser ce rassemblement dans un petit village nous a néanmoins réservé de très bonnes surprises et à plus d´un titre.
D´abord parce qu´en absence de salle des fêtes disponible, la commune a fait monter un plancher sur le lavoir, faisant du coup apparaitre une salle de 150m² au cadre unique. Dans cet écrin, deux populations ont été réunies ; locale avec des Chesleyens venus à la rencontre d´une communauté de Hchistes. La rencontre improbable de Cécilia Bartoli et d´Anthony Kiedis faisant le pari de marcher sur l´eau, un verre de rosé pamplemousse à la main.  
Ensuite un camping improvisé entouré de hauts thuyas sur un terrain de tennis un peu désolé. Un repaire de pirates. Et en haut du mât, le drapeau Citroën flottant depuis la nacelle EDF de Béber.

Prémices nerveux de ce jeudi. Le temps est détraqué depuis 6 mois. On annonce un weekend pluvieux. Un de plus. Je sais tout ce travail à la merci de la météo. S´il fait beau, ce sera réussi. S´il pleut, ce sera la catastrophe. Les premiers camions arrivent. Petit flottement : on prend une direction un peu différente mais le cap va se redresser. Les rennes sont tenues. Fermement. Rien ne fera dérailler ce train qui attend depuis si longtemps en gare. L´après-midi est rythmée par des arrivées sympathiques ; Philo, Raymond, Daniel… Il est 1 heure trente du matin . J´éteins. Dans l´obscurité, j´entends un moteur remonter la rue. C´est très curieux cette sensation d´entendre dans son havre perdu un moteur si familier qui n´est pas le sien. C´est cyp qui rejoint le campement. Je sais que l´aventure a débuté.

Vendredi est réservé aux arrivées et à une petite balade. La logistique se met en place. Il suffit de s´absenter deux petites heures à déjà une petite dizaine de véhicules pour en faire arriver d´autres. Fab, Dom, John, Patrick, Bisounours, Laurent et les autres… On dirait un titre à la Godard. Dom me fait le plaisir de monter avec la nacelle de Bébert tandis que Béber joue les jeunes mais sympathiques voyous dans son campingcar 1960 high tech, une perruque sur la tête. La machine est en route. C´est un plaisir de revoir certains, de faire connaissance avec d´autres… La bonne humeur s´est installée d´emblée, sans rien demander à personne. Le terrain de tennis prend des allures de camps de manouche, la poésie en plus. Il suffirait d´une guitare et d´un feu de bois pour veiller jusqu´au petit matin. Veille à laquelle je me plierai pour mettre en place le musée. Dans la grange transformée, tout s´organise doucement autour de Cok´Hillette, vedette de ce musée qui ne vivra que quelques courtes heures. Minuit. Chacun va se coucher. Le travail m´attend. Je veux être seul pour ne pas avoir à donner la réplique. Pour ne pas à avoir à contredire. A justifier. A expliquer. Seul pour faire naitre la magie des lieux, chargés de trésors apportés de toute la France. Une version moderne des rois mages. Des chevrons pleins les mains. Des pièces d´origine dans leur emballage originel, des revues rares, des objets cinquantenaires… J´ai la nuit pour accomplir un miracle.
D´encre, la nuit muette a offert aux merles rieurs un réveil en douceur. Il est 4 heures et une lueur m´attire à l´extérieur. Je m´assoie sur le muret de pierre. A trois cents mètres, les copains dorment comme des bébés. J´ai vu 10 fois Marie dormir. Parfois, je restais plusieurs minutes pour savourer la chance de l´avoir à mes côtés. Même endormie. Et je retournai dans la grange plus motivé que jamais. Sans m´en apercevoir, le musée était en train de s´organiser. Avec simplicité. Avec naturel. J´étais fier des avancées réalisées. Je m´asseyais de temps en temps sur le canapé années 50/60 que Daniel avait spécialement remonté de Valence. Un canapé qui est sorti d´un grenier où il vivait une retraite paisible, embarqué de force dans un Type H et fait la route jusqu´en Champagne. Les différents éclairages donnaient à ce volume impressionnant une atmosphère apaisante, localisée. Les merles se sont tus. Je sors une dernière fois. Le jour se lève. Il est 5 heures. Je suis fatigué. Je me vide la tête avant de pénétrer à nouveau le musée et d´avoir l´œil sévère pour redresser ce qui n´irait pas. Je déplace de lourdes grilles. Des câbles électriques. La configuration du salon années 50. Je refais un dernier tour et le travail enfin accompli, je m´accorde un peu de repos. 10 minutes. Dans une heure, premiers départs du rallye. Je vais prendre une bonne douche. Histoire qu´on ne voit pas les stigmates de cette nuit pas commune aux autres.
Sur le plateau de tennis, le fossé se creuse entre les participants dans les starting-blocks et ceux qui se réveillent à peine. Les départs se font plus anarchiquement que prévus mais qu´importe, l´essentiel est de participer… Après le dernier départ, je retourne au musée essayer de dompter le moniteur qui doit présenter le film dans la vieille télé, celle qui possède une porte à droite qui ferme à clé. Cette fermeture m´empêchait gamin d´avoir accès aux programmes en l´absence des parents. Aujourd´hui, il suffit de planquer la télécommande. L´enfant, agacé de devoir se lever pour changer de chaîne, capitule et se consacre à une activité plus archaïque ; dessin, jeux… En vain : le film ne sera pas diffusé. Je pars seul à bord d´Arthur H : direction Poinchy. Eric m´a devancé en moderne. Je fais connaissance avec la haute-garde des H tendre et chevronnés, club récent de passionnés qui défendent leur idée du Hchisme comme une doctrine humaniste. Marie ne tarde pas à me rejoindre. Le premier H qu´on attendait du Nord viendra du Sud. Mammouth et son frère arrivent direct depuis l´Allier. Le rallyeman arrivera avec presque une heure de retard sur le timing. Rien de grave mais il faudra gérer l´urgence pour que le programme puisse s´effectuer comme prévu. Narcisse, maître des lieux, connait ces impératifs horaires et nous formons un beau duo : il fait visiter son patrimoine en un vrai et profond passionné. J´imagine le travail que ça a du être de tout ranger pour nous accueillir aujourd´hui. Tout est prévu pour accueillir le rassemblement 2012.
En contact permanent avec le chargé de la caravane publicitaire du circuit icaunais, nous savons que le départ est imminent. Les casse-croûtes s´improvisent, on trinque, on discute et on reste à l´écoute des organisateurs. 12 :50, c´est le départ. Le cortège se forme aisément et nous gagnons l´aire d´atterrissage des parachutistes sous le regard ébahis des spectateurs venus voir cette course classique du cyclisme régional. Une rangée de 26 Type H longe la route dans la fumée des fumigènes qui aident les parachutistes dans leur manœuvre d´approche. 13 :50, nouveau départ. Nous intégrons la caravane publicitaire et effectuons une traversée de Chablis sous escorte. La circulation y est interdite alors nous monopolisons la circulation. Florilège de coups de klaxon, de deux tons. Les H passent la ligne d´arrivée et poursuivent. Direction Chesley cette fois. Le long serpent arpente les départementales sinueuses. Dans mon rétroviseur, le fruit d´un travail passionné. A l´adresse du musée éphémère, ça fourmille. Les vignerons livrent, les habitants patientent. Le méthodique stationnement des type H va créer un évènement sans précédent. En épi, 37 Type H depuis le haut jusqu´au bas de la rue. Des photos qui illustreront ce grand moment de l´Histoire de Chesley.  Inauguration officielle : le ruban tricolore tombe sous le coup de ciseaux de Jeff, amoureux des H à en traverser l´Atlantique. Il remplace avec panache un autre ambassadeur, Victor Lanoux, invité mais excusé car en tournage du fameux « Louis la brocante ». Une masse de visiteurs entre alors et envahit la grange. Le succès est au rendez-vous. D´abord fixé à 200 entrées pour atteindre ce qu´on tentait déjà de définir comme un succès, puis repoussé à 300 pour mettre la barre plus haute, 600 visiteurs ont fréquentés le musée entre 15 et 18 heures, heure de sa fermeture définitive. Sur le livre d´Or, Fabrice écrit : « Un musée, déjà c´est agréable… Autour d´une de nos passions, c´est merveilleux… D´y avoir participé un petit peu, c´est gratifiant… Qu´il soit éphémère, c´est carrément Rock´n Roll ». L´idée était là et pour avoir vécu cette drôle de nuit blanche, je suis pleinement satisfait du résultat. Les collections privées des participants fraichement placées de cette nuit et l´exemplaire grandeur nature au centre, le musée n´a rien à envier aux autres. Le pari culturel et évènementiel est gagné. J´essaie de saluer tout le monde mais je n´y arriverai pas. Heureusement que Marie a assuré avec moi. Je découvre encore aujourd´hui grâce à des rencontres ou à des photos des personnes venues cet après-midi là. Même notre bouchère s´est faite remplacée quelques minutes pour pouvoir venir au musée !
Il est temps de nous rendre au lavoir où la commune nous offre le verre de l´amitié. Dans l´immense lavoir longiligne, un plancher recouvre l´eau. 200 personnes se mettent à marcher sur l´eau. Un nouveau record battu. De petits discours et place à l´osmose entre deux populations : locale et passionnée.
Le lavoir se transforme alors en salle de dîner et la musique initialement prévue devient superflue.
Vers 1 heure du matin, la dernière table, le dernier banc sont chargés dans la bétaillère. Dom referme la porte laissant deux têtes dépasser. Celles de Nico1664 et de Romain, le deuchiste. Dans la nuit noire chesleyenne, le véhicule remonte la rue Pingron et j´entends Romain dire dans un dernier souffle : "Doucement quand même... On n´est pas des bêtes !" J´ai adoré cette réflexion pleine d´humour, exprimée par deux visages fatigués mais satisfaits...

Dimanche, défilé à domicile des collectionneurs venus rechercher les objets exposés au musée. Chacun s´autodébrouille et tout se passe bien. Cok´Hillette est sortie du musée, parmi les vieilles cartes de France, les phares de Type A, les pompes à graisse bizarroïdes... Elle patiente à l´endroit où la veille, 37 Type H s´exposaient à la foule venue nombreuse. L´heure est arrivée de rejoindre le convoi qui se prépare. J´invite mon père à me rejoindre pour la première grande sortie de Cok´Hillette depuis 1974. C´est la fête des pères et il n´y en aura pas de plus belle. Ma mère rejoint Marie dans Arthur H, surmonté sur sa capucine du panneau magnétique "convoi exceptionnel" dont l´idée m´était venue de transformer en "convoi H´exceptionnel". Les H ont formé des lacets sur la place du village et on n´attend plus que nous. Nous avons 10 minutes de retard sur le timing. 10 minutes de grâce pour mieux se faire désirer. Arthur prend la tête. Cok´Hillette suit. Derrière, une quarantaine de véhicules dont le Renault équipé par Nottin de nos amis Claude et Colette venus en voisin avec leur jouet unique. Rue Pingron où bon nombre d´habitants nous attendent, tout le monde est sorti de la boucherie Lamontre pour saluer le cortège qui klaxonne bruyamment. La vitesse de croisière est de 40 km/h, permettant à chacun de trouver sa place au milieu de ce long serpent qui chemine dans la vallée du Landion. Etourvy, Quincerot. C´est un jour d´élection nationale et chaque mairie se laisse bousculer par la vague qui traverse leur commune. Vent de sympathie sur toute la vallée...
Dans la montée de Quincerot, je sais nos anciennes à la peine. Sur le chamin qui nous conduit à Tonnerre, rien ne saurait nous arrêter. Et sur les hauteurs de Vaulichères, au milieu des vignes, la petite route communale qui rallie Epineuil montre toute la splendeur de l´évènement. Deux kilomètres de véhicules produits entre 1951 et 1981 qui flirtent avec le soleil bourguignon. Francis fera de ce paysage la future carte de visite de son club. Les publicités rivalisent d´intérêt : Tito, Régilux...

C´est une entrée triomphante que le rassemblement offre à Tonnerre : nous pénétrons dans le passage étroit qui mène à la Fosse Dionne et paralysons près d´une demi-heure le quartier tout entier. Le temps de découvrir ce lieu magique où les bleu/vert turquoise se laissent prendre aux lumières délicieuses que la météo semble vouloir nous proposer. De nombreuses photos puis le moment vient de rejoindre la place Marguerite de Bourgogne où d´autres véhicules anciens nous attendent pour une exposition commune. Xavier des Vieux Pistons Tonnerrois assure ; la place est trop petite pour accueillir tous les Type H en provenance de la Fosse Dionne mais avec méthode, chacun trouvera sa place. 72 véhicules anciens exposent leur chrome, leur pédigrée. Une jolie brochette de double pare-brises trônent au milieu. Un régal pour les amateurs de photos. Une foule curieuse fait mentir qu´un dimanche ordinaire à Tonnerre, il n´y a pas âme qui vive. Une journaliste conscensieuse m´accapare longtemps et je n´ai pas le temps de saluer tout le monde. J´ingurgite un rosé pamplemousse frais qui m´apporte réconfort avant de sonner le départ. Direction le Port de Tanlay pour un pique-nique sur l´herbe au bord du canal de Bourgogne. Quelques officiels y sont présents et il convient de faire valoir les intérêts du forum trop souvent considéré comme un sous-club. Mais devant une telle réussite, il faut tordre le cou à cette croyance et enfoncer le clou.

Ma famille m´appelle régulièrement pour que j´aille partager le repas dominical sur fond de carte postale mais le temps de faire le tour des convives pour m´assurer que tout va bien, c´est déjà l´heure des premiers départs... La fête tire à sa fin... Chacun repart avec une part de rêve. J´offre à Jean-François la possibilité de conduire Cok´Hillette avant de repartir : il est venu de si loin,  privé de H, qu´il aurait été indécent de ne pas l´y inviter. Je vois qu´il adore ça. Il connait toute la technicité pour manoeuvrer un tel engin. Il est la seconde personne à l´avoir conduit. La première étant moi... Le port se vide doucement. Les au revoir sont plein de satisfaction mais aussi d´espoir. Rendez-vous est pris l´an prochain. Où que ce soit, nous irons tous. Nous regagnons Chesley. Un saut dans la piscine pour fermer ce volet long de trois mois de préparation. Pari gagné ! Fêté quelques heures plus tard avec les gens de l´Est qui occupent encore le terrain de sport prêté par la commune pour le rassemblement. Une bonne mirabelle et un Cohiba de l´ami Raymond pour marquer la fin définitive de Chesley2012.

Le lendemain sera rangement, nettoyage, remise en place. Il me faudra plusieurs semaines avant d´avoir à nouveau les pieds sur terre. Ce fut juste for-mi-da-ble !

mercredi 13 juin 2012

J - 2

Chesley2012, c'est dans deux jours. Sur le forum Type H Nostalgie, ça fourmille de partout. L'impatience est palpable. Le weekend dernier, le parc était en révision. De simples vidanges, parfois des freins...
A l'heure qu'il est, Seb travaille sur la bâche de Cok'Hillette. Pour qu'elle soit fin prête. Demain, je la récupère. Son premier plein d'essence. Et le top départ pour trois jours intenses. Le 33ème Type H s'est inscrit ce matin. Impensable il y a un an encore. Que dis-je ; il y a deux mois encore. Un autre forum a organisé il y a un mois son rassemblement ; 1 H roulant, un cimetière de fantômes et la brume matinale. Chesley2012 est d'ores et déjà un bon cru. Reste à le savourer pleinement comme il le mériterait.

En avant Chesley !

vendredi 1 juin 2012

N´ayez aucune inquiétude ; le blog reste en veille deux semaines le temps de laisser passer la rencontre des Type H les 15, 16 et 17 juin à Chesley (Aube).
Dès plus de disponibilité, je vous parlerai de ma dernière rencontre avec Roland et des trésors retrouvés lors du déménagement... Et Notamment la levée de voile sur le mystère des verres de phare d´octobre 1951.

A bientôt !

lundi 21 mai 2012

Ascension 2012

Introduction

L'ascension est un mystère célébré chaque année 40 jours après Pâques. Elle marque la montée au ciel de Jésus et la fin de sa présence terrestre.






 Le mystère reste entier après la disparition de Cok'Hillette...



J'appartiens à un forum où la bonne humeur prévaut ; voici les réactions de trois membres du forum Type H Nostalgie. Au jeu du "avant/après", Fred remarque la disparition du compresseur avant de constater le plus infime détail : la flèche rouge qui passe en-dessous de la verte ! MDR.
Cyp, lui,  développe un humour un peu plus caustique en titillant l'amour de la marque ;
Avant

Après
Enfin, réveur et aprés avoir vu les deux photos, Béber téléphone à Dom et lui annonce être content de voir enfin Cok´Hillette à Varennes (Allier) le weekend prochain ; il a cru que Cok´Hillette avait réellement quitté Chesley par plateau pour Varennes. Sacré Béber !


En ce weekend de l'Ascension, il s'agit bien de celle de Cok'Hillette, immobilisée 38 ans et sortie par ses propres moyens après quatre jours de travaux acharnés. Les mécaniciens que nous sommes ont approchés l´ancienne avec respect et dextérité. Nous avions conscience à chaque instant de l´indispensable compétence qu´il nous fallait revêtir et de la chance la plus gourmande d´avoir ce privilège unique. Et nous avons été gâtés. C'est qu'elle a un sacré caractère, cette vieille dame. Les mots gentils n'ont pas toujours suffi et Dom d´avoir recours à une menace pondérée qui faisait allusion aux bennes Derichebourg. In extrimis, Tati Danièle se montre subitement docile :



Genèse d'une resto annoncée...

De longue date, le long weekend de l'ascension 2012 était réservé à la remise en route de Cok'Hillette. Nos emplois du temps respectifs ne souffrant aucune improvisation, c'était la seule et unique façon de nous réunir pour ce projet. 
A gauche, Domdom, le doc ès H qui a une fois encore confirmé sa grande expérience (une révision des freins d'une efficacité redoutable entre autres...), au centre, Eric, homme de convictions, volontaire et amoureux d'anciennes et à droite, moi-même, néophyte engagé et jusqu´auboutiste. Ne vous y trompez pas, ceci est un petit déjeuner ! Un petit déjeuner de travail ! Pâté du père Pierre, cornichons et Bourgogne Pinot Noir, debout derrière le billot de boucher avant d'intégrer la salle des machines pour une immersion longue et périlleuse. Un weekend qui réservera des surprises de taille, des rencontres incroyables, des fourires de dingues, toujours de la bonne humeur mais aussi des moments de fatigue, d´accidents, de désespoirs et de persévérance. Cok'Hillette retournera-t-elle ? Voici le récit de quatre jours incroyables...

Mecredi 16 mai

Rendez-vous est pris mercredi soir à Chesley. Les trois familles se rejoignent et on discute tard près du feu. On ne reste pas sur un chiffre pair de godets de calva... Quand il faut décharger la voiture de Dom, on réalise que Cécile a été contrainte à un petit sac de voyage, faute de place... Le reste du break était réservé aux outils et à l´arrache-tambour d´enfer.




Jeudi 17 mai

Cok'Hillette trône à 70 cm du sol depuis plusieurs semaines. Le début de l'ascension ? Dom dirige avec simplicité les travaux. Priorité est donnée à la réfection des freins, poste incontournable pour les Type H en sortie de grange... ou de garage saint-loupien.

Chaque élément a subi depuis trois semaines un traitement WD40, dégrippant classiquement utilisé. Ainsi, rares ont été les pièces à résister au démontage puis au remontage. A cette hauteur, les travaux sont moins pénibles et se glisser sous le véhicule est chose aisée. La périphérie a été entièrement débarrassée pour faciliter l'accès et un établi provisoire a pris place à proximité immédiate... sans étau, oui, je sais ! On me l'aura assez reproché ! La journée débute par le pain comme chaque matin. Le personnel de la boulangerie commence à bien nous connaître. Tiens, l'affiche de chesley2012 ! Rituel oblige : le retour se fait mains grasses, à dévorer une demi-baguette aux lardons.

Phase 1 - Les freins

Poste incontournable dans la restauration d'un Type H, le plus difficile et le plus cher aussi. Sauf que Cok'Hillette continue de nous réserver de belles surprises comme ces freins arrière montés d'origine, marqués de points jaunes peints en usine :



Vous ne verrez pas cela souvent alors profitez-en ! Pendant ce temps, Dom et Eric poursuivent la dépose des tambours... à l'arrache-tambour ! Un outil de fabrication artisanale d'une redoutable efficacité :


Scène de liesse après la dépose du premier plateau

 Ambiance potache mais ne vous y trompez pas, d´une efficacité saisissante !




Sur la totalité des cylindres de frein, un seul sera grippé. Méthode douce ; WD40, chauffe, WD40, chauffe, WD40, chauffe...


Petit joyau d´époque : le bocal de liquide de frein en métal avec cette notice parfaitement lisible.


Puis réfection du maître-cylindre avec un nécessaire neuf.


Bilan de la journée

Le jour de l'ascension n'aura pas vu l'élévation de Cok'Hillette que déjà, il est tard. On s'assied autour de la grande table et on retrouve nos familles avant de nous plonger dans les bras de Morphée.
Cette première journée a permis le démontage et le nettoyage des freins et du circuit de frein à l´alccol à brûler (j´aime bien la seringue à dégommer au compresseur...), toutes les vidanges aussi. Mais il nous manque les cache-poussières de cylindres de frein Avant et il faudra demain matin en trouver pour clore le chapitre freinage. Pas gagné compte-tenu de la rareté des pièces. Je passe un petit coup de fil à Narcisse, imminent collectionneur de Type H de la région mais il n'en possède pas. La quête du Graal nous attend...

Vendredi 18 mai

Levé aux aurores, j'emmène Eric battre la campagne et rencontrons Xavier chez lui à 6:30. Il m'indique l'adresse d'un vieux citroënniste à Chablis. Nous récupérons Dom et filons à travers les vignobles. Je toque sur la porte métallique entrouverte et une voix proche répond d'entrer mais je ne vois personne. Il a suffit de faire un pas, un seul dans l'antre immense pour changer d'époque. Je découvre assis à son bureau des années 60, autouré d'étagères supportant vieux catalogues et revues diverses d'avant 1970, un vieux Monsieur en blouse bleue, béret vissé sur la tête. Que des trésors autour de lui ; un véritable magasin de pièces détachées d´époque sur plus de 300m2.


Les croisades auraient trouvé le Graal ici. Nous avons bien trouvé tout ce que nous cherchions ! Les cache-poussières de cylindres de frein Avant et même celui du maître-cylindre ! Une course qui aurait pu prendre 10 à 15 minutes sauf que Robert ne lâche pas facilement ses clients ; nous avons du écouter l'histoire familiale dans son intégralité avant de pouvoir rejoindre notre chantier.

Le freinage est entièrement révisé ; démontage fait hier, nettoyage qui se poursuit aujourd'hui et changements des flexibles par des flambants neufs achetés chez Depanoto. Les deux arrières trouvent élégamment leur place auprès de la gaine de frein à main qui possède son propre graisseur (disparaît avant 1956 acr absent de Grisby) mais nouvelle déception pour l'avant ; les flexibles, pourtant la bonne référence, sont trop courts d'au moins 7 cm. Déception collégiale pour cette journée qui se voulait être la dernière consacrée aux freins de Cok'Hillette.

Mais la bonne humeur n'en souffre pas...





Pas Tibulaire mais presque...

Tiens, Maya l'Abeille, avec mes beaux flexibles trop courts !

Bilan de cette seconde journée

Matinée passée sur les routes tonnerroises et chablisiennes et donc ailleurs que dans l'atelier. En l'absence des bons flexibles, les freins ne sont pas terminés. Reste une belle rencontre "vintage" qui nous a tous enrichis.

Samedi 19 mai

J'avais de longue date programmer une visite chez Françoise et Narcisse qui devait rester une surprise pour mes deux amoureux de H. Après avoir récupéré chez le garagiste mon pneu Michelin Pilote enfin monté sur une jante d'origine avec la chambre à air adéquate, cap sur Poinchy.

Tiens, Narcisse travaille sur son moteur de traction, déposé et entièrement démonté, pistons apparents. Quelques heures plus tard, il sera remonté et fonctionnel. Des fous, je vous dis !

 Narcisse dans son atelier hautement spécialisé type H


 Coup de foudre pour un chouette bouchon d'huile moteur 
photographié sur un authentique TUB. 



Fourire de Narcisse voyant Eric "prendre la porte"

Un verre de chablis plus tard, nous fonçons chez Eric, un ami collectionneur de vieux tracteurs. Nous avons beaucoup de retard et Eric doit braser à l'étain le pas de vis du bouchon de vidange de mon réservoir de 51, souvenez-vous....


Petit souci ; au moment de remplissage d'eau pour le dégazage, fuites multiples du réservoir. Constat sans appel ; la fine tôle n'a pas résisté à l'assaut chimique de 40 années de vapeurs d'essence et d´humidité. Immanquablement la pièce qui aura le plus souffert de cet arrêt prolongé. Un véhicule immobilisé doit avoir son plein fait pour éviter pareille mésaventure. Déçu de perdre cette pièce d'origine, en retrouver une sera difficile (modèle à grosse tubulure de remplissage)...

Demeure le plaisir d´être en compagnie d´Eric au milieu de ses tracteurs. Devant les rangées de Société Française de Vierzon alignées comme dans un musée, Dom est soudainement silencieux. Je lui confie mon appareil photo et dans ce silence émouvant, j'entend les déclenchements de prises de vue. Pas deux tracteurs identiques. Que des pièces rares et parfois uniques. Comme ce prototype de 1934 à roues en fer.





Bilan à la "mi-journée"

Nous quittons Eric ; il est 16 heures. Que d'excellents moments passés chez des passionnés mais notre journée de travail s'engage très mal. Certes, Narcisse m'a trouvé deux flexibles de freins susceptibles de me dépanner mais il est tard. On pourrait croire la journée définitivement terminée ? Pas du tout. Nous allons faire un travail incroyable entre 17 heures et minuit. Minuit que nous ne verrons d'ailleurs pas arriver.

17:00 ; nous venons de perdre quasiment la journée. Dom veut terminer les freins et commencer le moteur. Je m'occupe du montage des flexibles et du maître-cylindre rénové. Ah, il est 18 heures ; Eric se repose. Jusqu'à 20 heures normalement. I n'en peut pu le pépère...


Remontage des freins AV et AR ;

 La fatigue commence à se lire sur les visages, n'est-ce pas Dom ? A moins que ce ne soit l'inquiétude...



Le circuit de frein a entièrement été vidangé et nettoyé à l'alcool à brûler alterné par un nettoyage à air comprimé. 
J'adore la couleur du nouveau liquide de frein siliconé !


La roue de secours de 4L rend service en délivrant 1,2 kg de pression 
au remplissage du circuit grâce au système eezibleed.


On n'est peut-être pas des lumières mais on sait faire briller :




Un quatrième homme fait son apparition ; c'est Beber. Vous ne le voyez pas ? Au premier rang !? C'est ainsi qu'on appelait l'arrache-tambour qui servait de porte-manteau à la côte et au bob Michelin de Dom. Pas un matin où on ait oublié de lui dire bonjour et pas un soir sans le saluer avant d'aller nous coucher. "Béber, si tu nous écoute!"


22:00 ; ici, nous sommes trois à l'ignorer. On observe bien le ballet incessant des filles qui viennent aux nouvelles, des enfants venus faire des bisous avant d'aller au lit mais il faut préparer le moteur.

Phase 2 - le moteur


Le catalogue de pièces détachées de 1952 n'est jamais loin.


J'aime beaucoup cette photo où l'on voit, cache-culbuteurs ôté, la main de Dom enlever les restes du joint à l'aide de son Opinel. Le même qui lui servira deux heures plus tard à couper son fromage.



Je n'ai pas résister au fait de photographier le filtre à air démonté 
pour nettoyage à sec dans lequel se trouve encore le prix ! 
22 francs et quelques centimes ! 
Cette Cok'Hillette nous en a réservé, des surprises !

Sublime bobine démontée pour faire place à une neuve, made in argentina, noire et sans charme (non Eric, je ne parlerai pas de l'inversion des fils). Elle est sûrement encore fonctionnelle mais nous voulions assurer côté allumage. Et puis je ne m'en sépare pas.



Les travaux se poursuivent. J'ai l'impression que nous faisons notre journée de travail normalement malgré l'heure tardive. On sent le premier coup de démarreur approcher et nous sommes motivés.

Les premiers essais sont infructueux ; nous procédons avec ordre pour éliminer un par un les facteurs responsables. Une nourrice alimente la pompe à essence. La pompe est nettoyée.

Pompe à essence de marque SEV à cloche en verre. La cloche en verre est normalement réservée aux tractions car trop luxueuse pour un utilitaire. Mais Lucien en avait-il décidé autrement pour sa Coquillette ? En tout cas, il aurait été fier d'Eric pour ce nettoyage luxueux...

L´accident

Au tour du carburateur ; tous les câbles sont déconnectés, le carbu démonté, nettoyé. Le pointeau dégrippé, on procède au remontage. Eric intervient à travers le ventilo pour recâbler le carbu, Dom remonte la pompe SEV, je couple deux batteries en série pour augmenter l'ampérage. Dom me demande de faire tourner le démarreur seul pour retrouver la came de la pompe, Eric me demande de récupérer un câble qu'il me tend à travers le ventilo. Fatigué, je lance le démarreur. Dom trouve la came et le ventilo, le bras d'Eric. Et paf ! C'est l'accident. Un accident bête. J'avais les deux infos mais je n'ai pas réagi normalement.



Heureusement, la batterie avait déjà été longuement sollicitée ce qui limitera la gravité de l'accident. Encore désolé, Poupoune !

Les essais se poursuivent et lors d'une ultime tentative, le moteur semble se serrer. Dom relève dans les chambres de combustion de la limaille de fer. Il est tard. J'éteins la lampe qui éclairait notre chantier. C'est terminé. Cok'Hillette ne roulera pas pour Chesley. Il va falloir déculasser. Et il nous reste à peine une journée. Nous quittons la grange avec un sentiment de défaite.

Dimanche 20 mai - L´épilogue

Huit heures : j´ai fait grasse mat. Sur la table de cuisine, Eric et Dom, chacun avec leur ordi en wifi, sont connectés au forum Type H Nostalgie. Ils m´attendaient. On pénètre dans la grange avec chacun des idées précises de choses à essayer. La nuit portant conseil, nous avons tous cogité et en deux temps, trois mouvements, nous nous lançons sans aucune concertation mais tous vers un même et seul but. Nous n´avons pas dit notre dernier mot. A froid, les tours de manivelle semble écarter l´hypothèse du serrage de moteur comme craint la veille. On retire la nouvelle courroie ; les tours de manivelle semblent conforme à ceux d´autrefois. On s´organise ; l´ancienne courroie retrouve sa place. Je téléphone à Narcisse qui me conseille de retirer les bougies, de dégripper les chambres et de faire tourner à vide en prenant soin de ne pas rester devant. On renouvelle l´opération plusieurs fois. Les roues sont remises en place. Cok´Hillette va descendre de son perchoir ; une ascension à l´envers. Elle s´emballe. On la retient. La dernière chandelle trop penchée est retirée à la masse à la manière des paquebots mis à l´eau. Cok´Hillette est impatiente. Elle glisse sur les palettes mises pour adoucir sa descente. On est aussi impatients qu´elle. Le siège conducteur est remis. Le moteur tourne. Sans échappement. Un buggy. Les enfants rappliquent. Cok´Hillette tourne et sort par ses propres moyens. 5 mètres plus loin, on rince son circuit de refroidissement. Le radiateur est remis en place. On s´active autour d´elle comme une team de formule 1. 















Dehors, l´orage gronde. Il pleut averse. Qu´importe, Cok´Hillette a rendez-vous avec sa seconde jeunesse. Dom monte à mes côtés. Eric nous suit en moderne. Sans portes, sans plancher, nous sommes trempés. Cok´Hillette pétarade dans les rues de Chesley. Comme un appel à la population. On teste les freins : chaussés de pneus Michelin Pilote, a priori des savonnettes, sur une route recouverte d´eau au bas de la rue Pingron. Dans le vacarme, je préviens Dom de la manoeuvre ; il semble OK. Je pile. Le véhicule freine droit sans blocages de roues. Dom tombe le nez dans le moteur. Il m´avoue ensuite ne pas avoir compris ce que je lui disais MDR. Plusieurs tours ont suivis avec d´autres passagers : des grands, des petits, des très jeunes... Le plus beau tour était avec Marie. On croise Seb, le tapissier. Je lui présente Cok´Hillette et lui dit de se dépécher pour ses toiles à restaurer. Je suis trempé. Fatigué. Excité. Heureux.











Merci à vous tous !
Manu


(Une vidéo du redémarrage suivra bientôt)